Moqueca de peixe
Guide 02 / 07 · Salvador · 22 min · 5 100 mots

Gastronomie de Salvador le guide le plus complet sur où manger et boire

De la moqueca en marmite d'argile aux cuisines contemporaines d'Origem et Manga, de l'acarajé de Dinha à la chef's table de Soeta. Trente adresses avec lien direct, plat emblématique et pourquoi ça vaut le détour.

Par Via Avantgarde

L'essentiel en 30 secondes

Salvador est, sans grande discussion, la meilleure ville du Brésil pour manger dehors — la seule du pays avec une cuisine d'auteur consolidée qui n'a pas besoin d'importer son inspiration. La base est la cuisine bahianaise de matrice afro-brésilienne : huile de dendê, lait de coco, piment, poisson, crevettes et fruits de mer de la Baie de Tous les Saints. Sur cette base reposent trois couches : la cuisine populaire (acarajé, moqueca, poisson en feuille de bananier) servie dans des maisons centenaires ; la contemporaine bahianaise, qui réinvente la tradition avec technique française et produit local (Origem, Manga, Soeta, Pereira) ; et l'internationale (japonaise, italienne, péruvienne), qui a pris de la force ces dix dernières années. Ce guide couvre trente adresses, organisées par occasion — petit-déjeuner, déjeuner les pieds dans le sable, moqueca de l'après-midi, dîner d'auteur, verre de minuit, dessert. Toutes avec lien direct pour réserver.

La cuisine bahianaise, en un souffle

Avant les restaurants, la nourriture. La cuisine bahianaise est le résultat de presque cinq cents ans de mélange forcé et volontaire entre trois traditions : l'indigène tupinambá (manioc sous toutes ses formes, poisson cuit en feuille, piment), la portugaise (huile d'olive, vinaigre, fromage, vin, pain), et l'africaine yoruba-jeje apportée par la traite (dendê, gombo, igname, gingembre, piment parfumé, lait de coco, et — surtout — le panthéon des orixás qui définit ce que l'on mange, quand, quel jour et dans quel plat). C'est la seule cuisine brésilienne ayant une forte base religieuse : chaque orixá a ses comidas de santo, et les plats populaires bahianais ont leur origine dans les terreiros de candomblé.

Les piliers : moqueca (poisson ou fruits de mer en marmite d'argile avec lait de coco, dendê, poivrons, tomate, coriandre), vatapá (crème de pain, crevette séchée, lait de coco, dendê, noix de cajou et arachide), caruru (gombos aux crevettes et dendê), bobó de camarão (avec purée de manioc), acarajé (croquette de niébé frite dans le dendê, garnie de vatapá, caruru, crevette séchée, salade et piment), abará (la version cuite à la vapeur en feuille de bananier), et les poissons grillés ou en feuille de bananier. Les boissons : bière fraîche, caipirinha de cachaça, ou eau de coco quand on mange face à la mer.

Les quatre adresses à connaître

Si vous ne faites que trois repas à Salvador, faites-les chez : Origem (la cuisine d'auteur la plus ambitieuse du Nordeste — origemrestaurante.com), Casa de Tereza (la meilleure moqueca de la ville — casadetereza.com.br), et Acarajé da Dinha à Rio Vermelho (la street food la plus célèbre du pays, servie par les bahianas de acarajé en robe de dentelle blanche, colliers et rubans — @acarajedadinha). Pour la quatrième, choisissez Manga (la cuisine contemporaine de Dante Bassi — @mangarestaurante) ou Lafayette à l'Hôtel Fasano, avec sa vue sur la baie (fasano.com.br/restaurantes/lafayette).

Au-delà de la moqueca : les catégories

Acarajé — la croquette de niébé frite dans le dendê, qui à Salvador est plus qu'un plat : c'est une institution religieuse, une économie de quartier et un marqueur social. Vendue par les bahianas de acarajé sur des étals ornés, elle trouve son origine dans les terreiros de candomblé comme offrande à Iansã et Xangô. Reconnue Patrimoine immatériel par l'IPHAN en 2005. Les meilleures : Dinha, Cira et Regina (Pelourinho).

Moqueca — poisson ou fruits de mer en marmite d'argile avec lait de coco et dendê. Meilleures maisons : Casa de Tereza, Mistura Perfeita, Maria Mata Mouro, Yemanjá et le Restaurant du SENAC (l'école de cuisine du Pelourinho) — la façon la plus didactique de goûter à tout le répertoire bahianais.

Cuisine contemporaine bahianaise — Origem, Manga, Soeta, Pereira, Lafayette, Trapiche Adelaide. L'axe des cinq restaurants qui a placé Salvador sur la carte gastronomique internationale ces sept dernières années.

Paillotes de plage — pour le déjeuner les pieds dans le sable : Barraca da Edna à Porto da Barra, Lôro Beach Club à Itapuã.

Marchés — le Mercado do Rio Vermelho (rénové, gastronomique) et la Feira de São Joaquim (brute, énorme, le plus grand marché populaire de la ville).

Desserts — la Sorveteria da Ribeira, institution depuis 1931, soixante parfums de glace aux fruits tropicaux, assise sur le porche du Bonfim avec la baie en face.

Comment réserver — et quand

Salvador n'a pas la culture stricte de la réservation de São Paulo ou Rio : pour la plupart des restaurants, il suffit d'arriver. Exceptions importantes : Origem, Manga, Soeta, Lafayette et Trapiche Adelaide exigent une réservation — normalement une semaine à l'avance en basse saison, deux ou trois en haute. Casa de Tereza, Maria Mata Mouro et Pereira acceptent les réservations mais aussi le walk-in s'il y a une table. Les stands d'acarajé et les paillotes de plage ne réservent pas — on arrive tôt ou on attend.

Meilleure heure pour un déjeuner de moqueca : 12h30–14h00. Meilleure heure pour l'acarajé : 17h00–19h00, avant le dîner. Meilleure heure pour Origem ou Manga : dîner, ils ouvrent vers 19h00. Les bars s'animent à partir de 22h00 et tiennent jusqu'à minuit ou 1h. Salvador mange tard pour le standard brésilien et dort tôt pour celui de Recife.

Ce que Via Avantgarde réserve pour vous

Pour les hôtes de Via, nous organisons à l'avance les réservations les plus difficiles — Origem, Manga et Lafayette pour le dîner, Casa de Tereza et Trapiche Adelaide pour le déjeuner du dimanche. Indiquez-le à la confirmation du séjour, avec les dates et le nombre de convives. Nous montons aussi des itinéraires gastronomiques personnalisés — trois dîners en trois styles différents, ou un circuit de marchés et de stands — selon le temps et l'appétit. À Salvador, manger n'est pas un acte secondaire. C'est une part du voyage.

em português

O essencial em 30 segundos

Salvador é, sem grande disputa, a melhor cidade do Brasil para comer fora — a única no país com uma cozinha autoral consolidada que não precisa importar inspiração. A base é a cozinha baiana de matriz africana: dendê, leite de coco, pimenta, peixe, camarão e mariscos da Baía de Todos os Santos. Em cima dessa base estão três camadas: a cozinha popular (acarajé, moqueca, peixe na folha de bananeira) servida em casas centenárias; a contemporânea baiana, que reinventa a tradição com técnica francesa e produto local (Origem, Manga, Soeta, Pereira); e a internacional (japonês, italiano, peruano), que ganhou força nos últimos dez anos. Este guia cobre trinta endereços, organizados por ocasião — café da manhã, almoço pé-na-areia, moqueca da tarde, jantar autoral, drink de virada de noite, doce no fim. Todos com link direto para reservar.

A cozinha baiana, em uma respirada

Antes dos restaurantes, a comida. A cozinha baiana é o resultado de quase quinhentos anos de mistura forçada e voluntária entre três tradições: a indígena tupinambá (mandioca em todas as formas, peixe assado em folha, pimenta), a portuguesa (azeite, vinagre, queijo, vinho, pão), e a africana iorubá-jeje trazida pelo tráfico (dendê, quiabo, inhame, gengibre, pimenta-de-cheiro, leite de coco, e — sobretudo — o panteão dos orixás que define o que se come, quando, em que dia, em que prato). É a única cozinha brasileira com forte base religiosa: cada orixá tem suas comidas-de-santo, e os pratos populares baianos têm origem nos terreiros de candomblé.

Os pilares: moqueca (peixe ou marisco em panela de barro com leite de coco, dendê, pimentão, tomate, coentro), vatapá (creme de pão, camarão seco, leite de coco, dendê, castanha de caju, amendoim), caruru (quiabos com camarão e dendê), bobó de camarão (com purê de mandioca), acarajé (bolinho de feijão fradinho frito em dendê, recheado com vatapá, caruru, camarão seco, salada de tomate e pimenta), abará (a versão cozida no vapor, dentro da folha de bananeira, do acarajé), e os peixes grelhados ou na folha de bananeira. A bebida que acompanha é cerveja gelada, caipirinha de cachaça, ou a água de coco — quando se come à beira-mar.

Moqueca de peixe baiana em panela de barro
Moqueca de peixe baiana servida em panela de barro — peixe fresco, leite de coco, dendê, pimentão, tomate e coentro. O prato bandeira da Bahia · foto via Wikimedia Commons.

Café da manhã — onde começar o dia

Café das Letras — Cidade Alta · Pelourinho

Dentro da Fundação Casa de Jorge Amado, na Praça Tomé de Sousa, o Café das Letras é o café da manhã mais civilizado do centro histórico. Pão de fermentação natural feito ali mesmo, queijos artesanais do Recôncavo, manteiga de garrafa, frutas regionais (graviola, cajá, umbu, mangaba), tapioca de carne-seca com queijo coalho, e o melhor café espresso do Pelô (grãos do Café Sertão, torrefação local). Aberto 8h–18h, mesas internas e na varanda com vista para a Baía. jorgeamado.org.br

Cafelier — Santo Antônio Além do Carmo

Em um casarão restaurado do final do século XIX no Largo de Santo Antônio, o Cafelier é a referência boêmia da Cidade Alta. Bolos do dia (cenoura com cobertura, fubá com goiaba, tapioca de coco), sanduíches abertos, omeletes, suco de cajá com hortelã. A varanda tem a vista do Forte de Santo Antônio Além do Carmo e o pôr do sol mais bonito da Cidade Alta. Vai-se uma vez no café da manhã e outra no fim da tarde, no caminho de volta. @cafelier.salvador

Coffeetown — Vitória / Barra

Microtorrefadora baiana com duas casas — uma em Vitória, outra em Barra — fundada por dois baianos que estudaram torrefação na Inglaterra. Grãos da Chapada Diamantina e do sul da Bahia, espressos consistentes, capuccino com leite de cabra, e bolos de fermentação natural. Para quem precisa do café de verdade antes de qualquer programa do dia. coffeetown.com.br

O acarajé — quatro nomes que importam

O acarajé é, em Salvador, mais que um prato: é uma instituição religiosa, uma economia de bairro, e um indicador social. Vendido por baianas de acarajé em barracas enfeitadas com fitas e contas, o acarajé tem origem nos terreiros de candomblé como oferenda a Iansã e Xangô. A baiana é uma figura sagrada da cidade. Reconhecido como Patrimônio Imaterial pelo IPHAN em 2005, o ofício é regulado por uma associação que defende a tradição contra adaptações modernizantes (acarajé assado, recheado com brie, etc — todas heresias).

Acarajé da Dinha — Rio Vermelho

A barraca mais famosa do Brasil. Dinha (Maria Conceição da Conceição) começou em 1979 e construiu o império. Sucessão familiar agora na segunda geração. O acarajé é grande, o azeite cheira a noite que vai ser longa, e a fila aos sábados pode passar de uma hora — vai-se entre 17h e 19h. Largo da Mariquita, Rio Vermelho. @acarajedadinha

Acarajé da Cira — Rio Vermelho

A barraca rival, lado a lado com a da Dinha. Cira (Cira Souza) chegou pouco depois e os baianos se dividem em torcidas. O acarajé é tão bom quanto, e a fila costuma ser menor. Se a da Dinha está cheia, troque. Largo da Mariquita.

Acarajé do Forte — Barra

Junto ao Farol da Barra, com vista para o pôr do sol no mar, é o acarajé do final de tarde por excelência. A barraca da Bia e a do Acarajé do Farol são as duas mais consagradas. Pegue o acarajé, atravesse a rua até o muro do Forte, e coma vendo o sol cair.

Acarajé da Regina — Pelourinho

Praça da Sé, junto à Catedral. A baiana mais antiga do Pelô — recheio generoso, vatapá denso, camarão seco crocante. Almoço perfeito antes de continuar o passeio.

Acarajé baiano com vatapá e camarão seco, vendido por baiana de acarajé em Salvador
Acarajé recém-preparado por baiana de tabuleiro — bolinho de feijão fradinho frito em dendê, recheado com vatapá, caruru, camarão seco, salada e pimenta. Patrimônio Imaterial pelo IPHAN desde 2005 · foto via Wikimedia Commons.

Moqueca e cozinha baiana clássica

Casa de Tereza — Rio Vermelho

O templo da moqueca contemporânea baiana. Chef Tereza Paim abriu a casa em 2003, em um casarão restaurado no Rio Vermelho, e construiu uma reputação que atravessa fronteiras. A moqueca de peixe é a melhor da cidade — peixe do dia (badejo, namorado, robalo) em panela de barro com leite de coco fresco, dendê de safra nova, e o ponto exato. O bobó de camarão e o caruru também fazem parte da memória de quem comeu lá. Reservar com antecedência. casadetereza.com.br

Mistura Perfeita — Rio Vermelho

Ao lado da Casa de Tereza, a Mistura Perfeita é a versão mais informal e familiar da moqueca clássica. Duas mil moquecas servidas por mês, servidas em panela individual, com arroz, farofa de dendê e pirão. A casa é simples, o serviço é rápido, e a comida é honesta. Almoço de domingo lotado. misturaperfeita.com.br

Paraíso Tropical — Cabula

Vinte minutos de Uber do Pelourinho, em um sítio com mata, lago e galinhas soltas, o Paraíso Tropical é o restaurante onde os baianos levam a família no domingo. Chef Beto Pimentel cultiva o quintal — frutas regionais, ervas, pimentas — e cria pratos que misturam a tradição baiana com a fusão tropical: peixe na crosta de cumaru, moqueca de banana-da-terra com camarão, sorvetes de fruta do dia. Almoço imperdível para quem está três dias ou mais em Salvador. paraisotropical.com.br

Maria Mata Mouro — Pelourinho

Restaurante elegante dentro de um casarão colonial restaurado no Largo do Cruzeiro de São Francisco, a poucos passos da Igreja de São Francisco. Cozinha baiana refinada com toques portugueses (a chef tem origem em Portugal). A moqueca de camarão e o bacalhau confitado são as estrelas. Atendimento clássico, vinho português farto, ambiente para celebração. mariamatamouro.com.br

Yemanjá — Armação / Orla Atlântica

Um dos restaurantes mais antigos da Bahia (1968), o Yemanjá é o nome que os pais e avós em Salvador citam quando se pergunta da moqueca da infância. Casa enorme com varanda voltada para o mar, em frente à praia de Armação. Cardápio extenso com todas as variações de moqueca, vatapá, caruru, peixe grelhado, e uma carta de cachaças invejável. restauranteyemanja.com.br

Restaurante do SENAC — Pelourinho

O SENAC do Pelô não é um restaurante turístico — é a escola de gastronomia da cidade, com restaurante-laboratório aberto ao público no Largo do Pelourinho. Almoço por quilo com mais de 40 pratos típicos da Bahia, todos preparados pelos alunos sob supervisão dos chefs. É a forma mais didática de provar a cozinha baiana inteira: caruru, vatapá, bobó, moqueca, frutos do mar, aves, sobremesas regionais (cocada, quindim, bolinho de estudante, sagu de vinho). Imbatível em relação custo-benefício. ba.senac.br

Cozinha contemporânea — os autorais que reescrevem a Bahia

Origem — Pituba

O melhor restaurante da Bahia segundo a 50 Best Latin America, e provavelmente o mais ambicioso projeto de cozinha autoral do Nordeste. Chef Fabricio Lemos e a sócia Lisiane Arouca abriram em 2017 com a tese de que a cozinha baiana podia ser reinventada com técnica francesa, ingredientes do sertão, do Recôncavo e do mar de Salvador, e nada mais. Menu degustação de oito tempos: peixe-cru com tucupi de mocotó, vieira com molho de jenipapo, crocante de aratu, sorvete de cumaru com mel de jandaíra. Reserva indispensável, com semanas de antecedência. origemrestaurante.com

Manga — Rio Vermelho

A novidade autoral mais comentada de Salvador. Chef Dante Bassi (paulista, formado em Lima) abriu o Manga em 2019 com cozinha "contemporânea de raiz baiana" e foi imediatamente para os rankings. Casa pequena, balcão de chef, menu degustação ou à la carte. Aprovado pelo Michelin Guide. Pratos que ficam na memória: cração de coco com frutos do mar, polvo grelhado com vatapá desconstruído, moqueca encapsulada em ravioli. Reservar via Instagram. @mangarestaurante

Soeta — Vitória

Em uma casa de quintal arborizado em Vitória, o Soeta é o projeto autoral do chef Caco Marinho, baiano formado em São Paulo. Cardápio menor, mais íntimo, com base em peixes e frutos do mar locais e legumes orgânicos do quintal. Carpaccio de robalo com molho de cumaru, cavaquinha grelhada com manteiga de garrafa, moqueca de banana-da-terra. Atmosfera tipo casa de amigo. @soetabsa

Lafayette — Hotel Fasano · Comércio

O Hotel Fasano Salvador abriu em 2023 no antigo Palácio Nobre, em frente ao Mercado Modelo, e trouxe consigo o Restaurante Lafayette — a primeira casa do grupo Fasano fora do eixo Rio–São Paulo–Punta del Este. Cozinha italiana clássica do Fasano (massa fresca diária, risotos, carpaccios) com elementos baianos: o peixe do dia em moqueca branca, o tartare de atum com tucupi. Vinho italiano e baiano (Aliança da Terra). Almoço com vista para o Mercado Modelo e os saveiros. fasano.com.br/restaurantes/lafayette

Pereira — Barra

Restaurante e bar de vista, no quinto andar de um prédio em frente ao Farol da Barra. O Pereira tem três programas em um: almoço com cozinha contemporânea baiana, jantar mais autoral, e bar com a melhor coleção de cachaças da cidade e drinks autorais. A vista do pôr do sol pelo terraço é parte do prato. Reservar para o fim de tarde. pereirabar.com.br

Restaurante Trapiche Adelaide — Comércio

Em um trapiche restaurado do final do século XIX, no Comércio, com vista direta para a Baía de Todos os Santos, o Trapiche Adelaide é o restaurante de fim de tarde mais cinematográfico da cidade. Cozinha contemporânea baiana, atendimento de cinco estrelas, e a Baía emoldurada pela janela. Cardápio que muda com a estação; o peixe do dia em crosta de castanha-do-pará é uma assinatura. trapicheadelaide.com.br

Prato autoral de cozinha contemporânea baiana com peixe e tucupi
Cozinha contemporânea baiana em prato autoral — peixe local com elementos do Recôncavo. A geração Origem, Manga, Soeta, Pereira reescreveu a moqueca em chave técnica nos últimos sete anos · foto via Wikimedia Commons.

Pé-na-areia e barracas de praia

Barracas de Porto da Barra

O Porto da Barra tem uma fileira de barracas tradicionais que servem peixe grelhado, ceviche, ostras frescas, frutos do mar mistos e cervejas geladas. As mais consagradas: Barraca da Edna (a mais antiga, com peixe na chapa imbatível), Barraca do Pereira e Mar e Vento. Cardápio é ler em mural e pedir; pagamento à vista ou por pix; almoço pé-na-areia das 11h às 17h.

Lôro Beach Club — Itapuã

O Lôro é a barraca de praia que virou destino. Em Itapuã, com cozinha de praia elevada (peixe na crosta, ceviche peruano, sushi simples), bar com drinks autorais, espreguiçadeiras alugáveis e DJ no fim de semana. É onde a juventude baiana de classe média alta passa o domingo de sol. @lorobeachclub

Tabuleiro da Baiana — Praia do Forte (bate-volta)

A oitenta quilômetros ao norte de Salvador, em Praia do Forte, o Tabuleiro da Baiana é uma parada obrigatória num dia de bate-volta. Pé-na-areia, peixe assado em folha de bananeira, vatapá, e a tartaruga marinha do Projeto Tamar ao lado. Vale o desvio.

Mercados e feiras — onde a cidade compra o que vai comer

Mercado do Rio Vermelho

Reaberto em 2018 depois de uma reforma elegante, o Mercado do Rio Vermelho é o mercado popular virou mercado gastronômico — sem perder a alma. Peixe fresco no térreo (compre e leve a um dos restaurantes do andar de cima para preparar), frutas regionais, queijos do Recôncavo, cachaças artesanais. No mezzanino, restaurantes pequenos servem moqueca, sushi, pizza, hambúrguer. Aberto todos os dias até 22h. mercadodoriovermelho.com.br

Feira de São Joaquim — Cidade Baixa

A maior feira popular de Salvador, com cerca de cinco mil ambulantes, na Cidade Baixa. Peixe vivo, marisco, especiarias de candomblé, panelas de barro, ervas, raízes, frutas regionais, comidas de rua. Vá pela manhã, leve poucos reais à vista, e prepare-se para se perder. Aos sábados é o dia mais cheio, e o mais espetacular. Sem site oficial; chegue de Uber, peça para o motorista deixar na entrada da Av. Engenheiro Oscar Pontes.

Mercado Modelo — Comércio

Mais turístico e menos saboroso que os anteriores, o Mercado Modelo tem valor emocional pelo papel histórico (foi por décadas o ponto de chegada e despedida da cidade) e pela arquitetura — o prédio neoclássico de 1912. No térreo, lojas de artesanato; no andar superior, dois restaurantes (Camafeu de Oxóssi e Maria de São Pedro) com moqueca decente e vista para a Baía. mercadomodelobahia.com.br

Drinks, bares e a noite

Pereira Bar — Barra

Já mencionado pelo restaurante, o Pereira tem o melhor bar de drinks de Salvador. Carta com mais de cinquenta cachaças baianas, drinks autorais (Iemanjá, Caboclo, Trovoada) que usam dendê, jambu, cumaru, taperebá. Vista do Farol em frente.

Rosa Negra — Pelourinho

Bar e restaurante no Largo do Cruzeiro de São Francisco, dentro de um casarão pintado de preto. Drinks bem feitos, cardápio baiano-italiano, e DJ na sexta-feira que faz o casarão tremer. @rosanegrasalvador

Beco do Cruzeiro — Pelourinho

Não é um bar, é uma rua. Becos e bares pequenos do Largo do Cruzeiro com mesas na rua, música ao vivo, e o povo do bairro misturado aos turistas. Vá depois das 21h, peça uma cerveja e deixe a noite acontecer.

Vila do Sapateiro — Vila Madalena (Pituba)

O bar mais hyped dos últimos dois anos. Conceito de botequim contemporâneo, drinks com cachaça baiana e xaropes do quintal, petiscos elaborados (linguiça de peixe, croquete de bobó). Marca o tipo de Salvador que está se desenhando hoje. @viladosapateiro

Bar do Reduto — Comércio

Botequim antigo do Comércio, frequentado por jornalistas, advogados e artistas. Cerveja gelada, petisco simples, papo bom. Almoço-tarde-noite todos os dias. Sem reservas, sem cardápio escrito.

Cozinha internacional

Soho Salvador — Hangar

O melhor japonês da cidade. Soho é a filial do restaurante carioca, em uma casa moderna no bairro do Hangar. Sushi de peixe da Baía (atum, badejo, robalo), sashimi, tempura, e uma cozinha quente forte. Atmosfera elegante, drinks orientais. sohorestaurantes.com.br

Donana — Pituba

Italiano de bairro, com massa fresca, pizzas em forno a lenha e vinho italiano em conta. Não é o italiano mais sofisticado da cidade — é o mais consistente. Bom para uma noite de não-querer-pensar. @donanapituba

Chez Bernard — Vitória

Bistrô francês clássico em Vitória, do chef Bernard Twardy, um francês que se mudou para a Bahia nos anos 80 e nunca mais saiu. Magret de pato, escargot, soufflé de queijo, vinho francês honesto. Almoço de domingo de quem está com saudade da Europa. chezbernard.com.br

Cachos de frutos de dendezeiro, fonte do dendê baiano
Frutos do dendezeiro (Elaeis guineensis) — a palma africana trazida pelo tráfico no século XVI, hoje cultivada no Recôncavo Baiano. O óleo extraído é o ingrediente que define a cor, o aroma e a alma da cozinha baiana · foto via Wikimedia Commons.

Doces, sorvetes e o ponto-final do dia

Sorveteria da Ribeira — Bonfim

Instituição de Salvador desde 1931. Sorvetes de fruta tropical em mais de sessenta sabores — graviola, cajá, umbu, mangaba, jaca, pitanga, cacau, maracujá. Sentar na varanda da Ribeira, com o Forte do Bonfim ao fundo e a Baía na frente, e pedir três bolas é um dos rituais mais felizes da cidade. sorveteriadaribeira.com.br

Cocada vendors — Pelourinho e Mercado Modelo

As baianas da cocada circulam pelo Pelourinho com tabuleiros — cocada branca (com leite condensado), queimada (com açúcar caramelizado), e com banana. Um real cada. A baiana mais antiga é Dona Iraci, que circula pela Praça da Sé há quarenta anos. Nada substitui.

Bonbeach — Pelourinho

Doceria contemporânea no Pelourinho, com brigadeiros de cacau baiano, brownies, cookies e doces de festa modernizados. Bom para um café da tarde com vista. @bonbeachsalvador

Como reservar — e quando

Salvador não tem a cultura de reserva forte de São Paulo ou do Rio: para a maioria dos restaurantes, basta chegar. Mas há exceções importantes. Origem, Manga, Soeta, Lafayette e Trapiche Adelaide exigem reserva — geralmente com uma semana de antecedência em baixa temporada, duas a três em alta. Casa de Tereza, Maria Mata Mouro e Pereira reservam mas aceitam walk-ins se houver mesa. Acarajé da Dinha, da Cira e as barracas de praia não reservam — chega-se cedo ou aguarda-se na fila.

A melhor hora para almoço de moqueca é entre 12h30 e 14h. A melhor hora para acarajé é entre 17h e 19h, antes do jantar. A melhor hora para um Origem ou Manga é o jantar — abrem por volta das 19h e o serviço fica pronto até às 22h. Os bares aquecem a partir das 22h e seguem até a meia-noite ou 1h. Salvador come tarde para o padrão brasileiro, e dorme cedo para o padrão de Recife ou Fortaleza.

Onde a Via Avantgarde reserva por você

Para hóspedes da Via, organizamos as reservas mais difíceis com antecedência — Origem, Manga e Lafayette no jantar, Casa de Tereza e Trapiche Adelaide no almoço de domingo. Basta avisar na confirmação da estadia, com as datas pretendidas e a quantidade de pessoas. Também montamos roteiros de gastronomia personalizados — três jantares em três tipos de cozinha, ou um circuito de barracas e mercados —, conforme o tempo e o apetite. Em Salvador, comer não é coadjuvante. É parte da viagem.

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